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FinTech: pourra-t-on se passer du Conseiller en Gestion de patrimoine?

Depuis plusieurs mois, les FinTech font le buzz dans le milieu de la gestion de patrimoine pour les particuliers.

Leur objectif est simple : démocratiser le conseil patrimonial.

Unilend, Raizers, Credit.fr, Yomoni, FundShop, Marie Quantier, Defiscalisator…etc
Entre les plateformes de crowdfunding (financement participatif) et les start-ups proposant un robot capable de remplacer l’humain, les épargnants se posent légitimement des questions.

Qui se cache derrière ces technologies ? Mon argent est-il sécurisé ? Mon investissement est-il bien alloué par l’algorithme de gestion de portefeuille ? Ces systèmes ont-ils reçu l’aval de l’Autorité des Marchés Financiers (AMF) ?

Mais avant d’aller plus loin, tentons de savoir ce qui peut pousser un épargnant ‘lambda’ à se tourner vers ces plateformes intelligentes.

Pourquoi se tourner vers des FinTech?


Nous n’avons pas trouvé de sondage en la matière mais sondé quelques-uns de nos clients et relations.
Il en ressort trois idées fortes qui pousseraient un investisseur à se tourner vers les FinTech :

Moins de frais

En matière de gestion de portefeuille notamment, les FinTech spécialisées sur ce créneau mettent en avant des tarifs mensuels modestes, bien inférieurs à ceux d’une banque privée par exemple.

Génération geek

Autre argument, le goût de plus en plus prononcé pour les nouvelles technologies. A l’ère de l’ultra connecté, du flat design et de la 4G+, quoi de plus ludique que de consulter une application mobile pour piloter son patrimoine.

Défiance vis-à-vis des conseillers financiers, surtout ceux salariés des banques

Mais surtout, c’est la crise de confiance entre épargnants et le système financier dans son ensemble qui alimente la manne des FinTechs.
En première ligne, les grands réseaux de banques de détails qui pratiquent depuis 20 ans une politique commerciale agressive et guère transparente.
Bien que tentant à coups de millions d’euros de communications de recréer le lien, les épargnants n’y croient plus depuis longtemps.

Les FinTech, ça fonctionne vraiment ?


Dit autrement, allez-vous gagner de l’argent grâce aux plateformes technologiques financières ?
Frais d’accès réduits et belle interface mobile ne doivent pas faire oublier l’essentiel : la vocation de ces outils est la recherche du meilleur couple rendement / risque pour ses investissements financiers.

Pour répondre précisément à cette question clé, nous avons-nous-mêmes testé 3 solutions.

1. Unilend, la première plateforme de crowfunding

L’investissement a été fait au printemps 2014 sur une entreprise de courtage en crédit immobilier.
En tant que professionnels de la gestion de patrimoine, ce métier est complémentaire au nôtre. Il était donc aisé de comprendre le business model de cette société et de mesurer sa capacité à nous rembourser tous les mois.
La promesse était un rendement de 8% par an pendant 3 ans. La société avait besoin de 50.000 euros pour accélérer son développement.

Verdict de ce deal : plus d’un an et demi après notre prise de risque, nous percevons tous les mois notre coupon. Nous n’en sommes qu’à mi-parcours, mais le dernier exercice comptable de la société s’avérant favorable, nous avons bon espoir d’être intégralement remboursés pour ce financement participatif tout en ayant touché les 8% annuel.

2. Defiscalisator, le robot qui réduit vos impôts

La promesse est belle : on rentre quelques données personnelles et l’outil génère des recommandations pour défiscaliser.

Verdict de ce test : Le Defiscalisator calcule assez justement le montant d’impôt actuel, ce qui est normal à ce stade. En revanche, concernant ses préconisations, elles s’avèrent pertinentes sans être révolutionnaires. Par exemple, l’outil recommande 3 solutions de défiscalisation qui génèrent une réduction d’impôt supérieure à l’IR payé par le contribuable. C’est donc un « gâchis fiscal » qui mériterait un meilleur développement de l’algorithme. On s’interroge alors sur la puissance de cet algorithme. Est-ce une vraie avancée technologique ou une succession de réponses fermées en entonnoir pour arriver à deux ou trois recommandations, ce qu’une calculatrice des années 80 devait savoir faire.

3. FundShop : Axa injecte 300.000€ dans cet outil d’allocation

Vous rêvez d’une gestion sous mandat personnalisée mais n’avez pas les moyens de vous offrir les services d’un coûteux gestionnaire de patrimoine suisse (et même si vous les aviez vous refusez de payer pour sa moquette épaisse, ses somptueux bureaux et ses brochures sur papier glacé) ?

FundShop –après avoir déterminé votre profil d’investisseur- vous suggère une allocation type pour votre portefeuille titres ou assurance-vie.

Verdict sur FundShop : Nous l’avons testé pendant plusieurs semaines. Habitués à la gestion de fonds au sein de PEA ou assurances-vie pour nos clients, l’outil a été facile à prendre en main. Ses recommandations nous ont semblé pertinentes. Nous aurions parfois attendu plus de « dynamisme » dans les suggestions d’OPCVM. Mais le fait de se positionner de façon plus « conservatrice » est opportune pour préserver la confiance et la tranquillité d’esprit des épargnants les moins aguerris.

Quel avenir pour les sociétés financières technologiques ?


L’avenir des FinTech est clairement prometteur pour un ensemble de facteurs :

  • Utilisation croissante des nouvelles technologies.
  • Multi-screen.
  • Connexions mobiles 4G+, bientôt 5G.
  • Changement des habitudes de consommation des jeunes générations de moins de 35 ans.
  • Facteurs psychologiques liés à la perte de confiance dans le système financier.
  • Recherche de transparence.

Un avenir plutôt porteur mais loin d’être révolutionnaire

D’abord, comme dans le monde réel, ces plateformes ne gagneront pas forcement leur vie avec des petits profils d’épargnants qui investiront à reculons 50 euros via une plateforme de crowfunding pour tester.
Il leur faudra des gros profils d’investisseurs, ceux capables de miser 50.000 euros ou 500 euros tous les mois.
Or ceux-ci ne représentent pas la majorité des épargnants. Ils sont plutôt âgés (plus de 45 ans), moins technophiles et déjà inscrits dans une relation durable avec un conseiller financier.

En tant que cabinet de conseil en gestion de patrimoine, nous sommes évidemment juges et parties.
Mais très présents sur le net, nous plaçons les nouvelles technologies au cœur de notre développement commercial.
Notre sondage auprès des clients concernant les FinTech n’a pas présenté de chamboulement.
Est-ce dû à une communication très transparente et une écoute durable qui ne génèrent pas auprès de nos clients l’envie de regarder ailleurs ?

La combinaison entre des outils technologiques et un humain sera toujours la meilleure solution patrimoniale pour les épargnants, même dans plusieurs décennies.
Ne l’oublions pas, la gestion de patrimoine est un métier de proximité. C’est avant tout l’humain qui fera la différence.
L’investisseur sera prêt à débourser un peu plus pour ses services ou avoir un peu moins de rendement dès lors qu’il se sentira conforté psychologiquement.

By |2017-05-18T18:48:20+00:0013 octobre 2015|Blog, Gestion de patrimoine, Infos, Investissement|0 Comments

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